La méthode MRP

M.R.P. = Mouvement Respiratoire Primaire 
M.R.P. = Maurice Raymond POYET

 

 

Le somatopathe recourt à la Méthode-MRP, technique manuelle non-manipulative inspirée directement de l'enseignement de Maurice-Raymond POYET (décédé en 1996). Ce dernier fut un ostéopathe connu en son temps et ses travaux ont transcendé la discipline en lui apportant précision, rapidité, douceur extrême, efficacité et innocuité.

 

Pierre-Camille VERNET fut un de ses élèves les plus attentifs. Cette connaissance du MRP et de ses troubles est désormais enrichie de ses recherches: il a permis à la discipline de franchir un nouveau palier en donnant corps à la Somatopathie proprement dite, objet du présent site. Il est assisté d'Odile BAUDONNEL, sage-femme somatopathe  et d'autres anciens élèves, qui collaborent désormais avec lui..

 

Le nom « Méthode-MRP » fait référence au Mouvement Respiratoire Primaire

 Cet infime mouvement de flux et de reflux est parfaitement perceptible en tous points du corps humain par une main attentive. Le MRP, probablement perçu depuis des millénaires, fut décrit pour la première fois en 1945 par William Garner Sutherland, médecin, ostéopathe et disciple direct d'Andrew Taylor Still, inventeur/fondateur de l'ostéopathie.

 

Le nom "Méthode-MRP" fait également référence à Maurice Raymond Poyet.

La Guerre d'Indochine a confronté M. R. POYET aux médecines orientales. Elles lui montrèrent qu'une approche moins 'mécaniste' et plus énergétique de l'individu était possible. Sa nouvelle compréhension de l'ostéopathie s'est caractérisée par une vision originale et globale, et par un allègement des gestes techniques: "la main doit être légère comme l'aile du papillon".

 

On parle désormais de somatopathie pour les techniques issues de cette école cousine de l'ostéopathie originelle de Sutherland. Depuis 2007, le terme "ostéopathie" est réservé en France aux écoles d'ostéopathies manipulatives. 

"Pourquoi ?

Toutes les sciences de la vie humaine tentent de répondre au « comment ? ».

Je veux comprendre : «  pourquoi ? »...

 

Pourquoi je souffre, pourquoi l’homme souffre, est-ce une fatalité une conséquence de ses actes, de ses pensées, de son environnement, de son héritage génétique, des événements douloureux dans la lignée, d’un karma collectif, de ses comportements ? Ou peut-être tout à la fois. 

 

Maurice-Raymond POYET, mon maître en matière de thérapie manuelle, d’ostéopathie, n’a eu cesse de chercher des liens entre les symptômes et leurs causes. Grâce à une immense ténacité et un génie particulier, il a établi des liens énergétiques et mesurables à la palpation, à l’écoute ostéopathique,.

 

Toute sa vie fut consacrée à l’observation des micro-mouvements du corps et à la mise en place d’une technique aussi douce qu’efficace. Je lui dois beaucoup.

 

L' acharnement de ce Don Quichotte de la médecine manuelle est dû à son désir de montrer que, dans les pathologies ostéo-articulaires et viscérales, les principes de base de l’ostéopathie et de la médecine manuelle répondent mieux aux besoins des patients que la « médecine officielle ».

Il a montré qu’en travaillant en douceur de façon informationnelle, soit localement soit à distance de la lésion, grâce à des points, des zones énergétiques nous avions des résultats plus rapides et plus durables avec un maximum de confort thérapeutique.

 

Maurice POYET a mis au point un clavier énergétique de correction sur le sacrum, en relation avec le crâne par le mouvement respiratoire primaire (le MRP). 

 

Pour beaucoup de lésions ostéopathiques, donc pour beaucoup de maladies et de souffrances physiques, la méthode POYET s’avère très efficace.

 

A la suite de Sutherland, de Still et d´autres précurseurs de l’ostéopathie, Maurice Poyet a travaillé sur la mobilité des os du crâne. Son premier livre est entièrement consacré à décrire les différents mécanismes du corps dans la physiologie du MRP : mécanisme respiratoire primaire.

 

Mon propos ne va pas être celui-ci, mais pour les néophytes il me semble intéressant de rappeler des principes fondamentaux. 

 

Il a montré qu’avec des gestes doux et légers, l’intention mis dans le geste thérapeutique était fondamental. En corrigeant localement la lésion ou en utilisant des points énergétiques nous avons des résultats rapides et durables. 

 

La méthode est « informationnelle » car elle utilise la capacité du corps à réagir au geste thérapeutique vers la guérison par : l’homéostasie.

 

Ce geste doit être léger et chargé d’intention pour obtenir une correction profonde de la structure à laquelle il s’adresse. Ces techniques offrent un maximum de confort thérapeutique n’entraînant pas de réaction inflammatoire.

 

« Le mouvement » à l’origine de la vie

Dès les premiers instants, la vie se manifeste à partir du premier mouvement de division cellulaire. Où pourrait-on déceler les premiers mouvements de vie sinon dans la migration extraordinaire des spermatozoïdes vers l’ovule ou de l’ovule dans sa migration dans la trompe utérine ?

 

Il semble que le MRP, Mouvement respiratoire primaire, existe dès ces premiers signes de vie relationnelle. Pour moi il est intrinsèque à la première manifestation embryonnaire. 

 

Bien que nous ne puissions rien prouver scientifiquement, nous trouvons, grâce à l’écoute manuelle de la mobilité MRP, des traces de perturbation liés à des événements vécus très précocement.

 

En effet, l’embryon est d’abord d’origine membranaire et nous percevrons toute la vie le mécanisme respiratoire primaire sur ce niveau tissulaire : les fascias.

 

Les fascias entourent et gaînent tout les organes, toutes les structures osseuses, circulatoires, musculaires etc. Ils sont sans discontinuité de la tête au pied et de la surface vers les entrailles. 

 

Ce mouvement se diffuse partout dans le corps par l’intermédiaire de ces tissus riches en eau. Nous pourrons donc qualifier notre perception de fluidique. La main percevra un flux et un reflux proche d’une respiration rythmique semblable à des vagues sur la plage.

 

Bien que très mystérieuse vue de l’extérieur, l’approche du corps par les mains du somatopathe est très précise tant par la nature du toucher et sa densité que par la position des mains.

 

Le thérapeute averti s’adressera directement par un focus aux tissus concernés grâce à une connaissance anatomique et palpatoire très fine. Une modification des micro-mouvements indiquera une perturbation de la forme ou de la fonction des parties observées. 

M. POYET n’a jamais voulu aborder l’aspect psychosomatique de la maladie. Sans ignorer la réalité émotionnelle de la pathologie, il avait trop craint le diagnostic médical qui laissait le patient dans l’angoisse et le doute : «    Madame c’est dans votre tête  » ; « Oui mais Docteur j’ai mal …»

 

Aujourd’hui parler de causes psycho-émotionnelles n’est plus un constat d’échec ni un tabou, mais la possibilité de comprendre, de prendre conscience du lien entre le corps et l’esprit.

Nous devons admettre qu’il existe une relation entre les différents niveaux de perceptions de notre corps, du plus visible au plus subtil, du plus exprimé au plus inexprimable. 

 

C’est à partir de ces concepts qu’est née la Somatopathie

 

Au commencement était le Verbe.

 

Nous sommes des êtres de relation de communication. Cette communication verbale passe par la bouche, les mots. 

La communication dépend de nos perceptions sensorielles, de l’intention que nous y mettons et de la capacité que nous avons à accueillir la relation, à recevoir les messages.

 

Voilà pourquoi nous nous intéressons tant à cette relation père-mère-enfant. 

Jusqu’à présent l’ostéopathie s’intéressait surtout à la rhumatologie, la traumatologie. 

La somatopathie étend son champ d’indications à tous les problèmes qu’ils soient d’origine traumatique physique ou psychosomatique .

 

Nous partons de l’expression physique de la souffrance. Notre anamnèse sera fondée sur les symptômes, leur apparition. La recherche de leurs causes apparentes ou cachées, oubliées, sera le fondement de la somatopathie.

 

Nous partons des systèmes d’organisation crânienne ou périphérique, structurelle ou fonctionnelle.

Nous abordons les dysfonctions articulaires ou viscérales, neurologiques, endocrines ou musculaires et des fascias, ceci toujours et uniquement dans la mesure où le symptôme s’exprime dans le corps (somatisation). 

 

Nous allons grâce l’écoute empathique, pouvoir déterminer la nature des lésions. Toutes les techniques de la méthode Poyet seront utilisées, mais dans un premier temps nous allons tenter de faire prendre conscience au patient de la nature et la cause des conflits qui l’amène à somatiser, à souffrir.

 

A partir de ce qu’il ressent par une écoute manuelle, le Somatopathe va pouvoir analyser un mécanisme lésionnel, une souffrance et aiguiller la personne vers une problématique.

 

Certains mots clefs du thérapeute pourront éclairer la lanterne du patient, sans bien-sûr résoudre le problème à sa place. L’écoute du thérapeute pourra l’amener lui-même à verbaliser."

Pierre-Camille Vernet